
• Les apprentis des filières agricoles n’ont pas de souci à se faire : le taux d’insertion deux mois après le diplôme oscille entre 83 % et 96 % (selon le niveau préparé).
Vieillissantes nos vertes campagnes ? Peut-être plus pour longtemps. Du moins, si l’on en croit les statistiques démographiques. En effet, la part des « plus de 51 ans » augmente au sein des actifs agricoles, ce qui indique une hausse prochaine des départs en retraite. Parallèlement, certaines filières comme le paysage ou les haras avancent des profils très jeunes : la moitié des actifs ont moins de trente ans ! Au cours des dix prochaines années, 170 000 salariés partiront à la retraite. Autant de postes à combler…
Cependant, les besoins dans l’agriculture ne se limitent pas aux seules exploitations. L’arboriculture, l’élevage, l’horticulture ou encore la viticulture recherchent périodiquement des employés. Cependant, ces filières sont de plus en plus attentives à la qualité et au niveau de la formation reçue. Les bacs professionnels ont toutes leurs chances et les bac +2 sont particulièrement recherchés.

• Premier secteur industriel français, l’agroalimentaire arrive au deuxième rang mondial, derrière les États-Unis. Cette industrie en excellente santé fait vivre 420 000 salariés et 10 000 entreprises. Implantées majoritairement en Bretagne, en Rhône-Alpes, dans le Nord et en Île-de-France, les entreprises agroalimentaires sont essentiellement des TPE et des PME soucieuses de garder leurs employés. En revanche, toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : en Île-de-France, les salaires sont supérieurs de 30 % à la moyenne nationale, en raison, notamment, d’une plus forte concentration d’activités nécessitant des qualifications élevées.
Les impératifs de la grande distribution, une automatisation croissante… Les entreprises de l’agroalimentaire recherchent un personnel de plus en plus qualifié et sensible à l’aspect commercial du secteur. Les profils actuellement les plus recherchés sont les technico-commerciaux, les conducteurs de machines automatisées, les techniciens de maintenance et les animateurs logistiques.

• Malgré des perspectives d’embauche à la baisse depuis plusieurs années, certains profils continuent à avoir la cote. C’est le cas des ouvriers qualifiés dans les métiers de la métallurgie et des spécialistes de la mécanique des machines-outils.
Le développement des services aidant, les commerciaux sont aussi de plus en plus demandés, en particulier par les loueurs et les concessionnaires.
Enfin, les patrons ont parfois du mal à retenir leurs employés dans le domaine de la réparation automobile ! Métiers durs et salissants, ils sont délaissés alors que les perspectives d’embauches sont réelles. La double qualification mécanique et électronique, acquise par une formation en alternance, est particulièrement recherchée…
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• Le secteur de la banque et de l’assurance, après quelques années difficiles, connaît un véritable essor : la banque annonce 30 à 40 000 recrutements par an et l’assurance entre 10 et 14 000.
Le principal objectif de ces deux métiers est le développement et la fidélisation de la clientèle; ce qui explique qu’une embauche sur trois concerne un commercial. Le bac +2 est un minimum requis depuis que les produits offerts par la banque et l’assurance sont devenus très sophistiqués et techniques. L’alternance – 10 % des embauches – est également fort appréciée des employeurs.
Les nouvelles législations du secteur bancaire et de l’assurance favorisent le recrutement de financiers et d’auditeurs, généralement titulaires d’un bac +4. Le recrutement massif de profils similaires pose le problème de l’évolution de carrière. Les DRH doivent désormais penser passerelles, promotion, bilans intermédiaires de carrière, formation continue ou encore mobilité interne afin de conserver les salariés et de limiter le turn-over.
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• Dans le BTP, on recrute à tous les étages ! L’Unedic le confirme, les métiers du bâtiment et des travaux publics emportent la première place des besoins de main-d’œuvre : 84 % des postes de maçons et d’ouvriers qualifiés du gros œuvre ont posé problème aux recruteurs en 2007.
Il faut dire que les besoins ne cessent de croître : les quatre géants du secteur annoncent 27 500 emplois à pourvoir en 2008. 12 000 pour Vinci, 6 000 pour Eiffage, 5 000 pour Bouygues Construction et 4 500 pour Colas. Selon un classement du Figaro, en 2007, sur les 20 premières entreprises qui recrutent en France, 9 sont du secteur de la construction. Or chaque année, sur 140 000 offres d'emploi publiées dans le BTP, un tiers ne trouve pas preneur.
Gros œuvre, électricité, menuiserie bois et plastique, peinture/vitrerie/revêtements et chauffage/génie climatique sont les cinq corps d’état qui ont le plus embauché dans le BTP, en alternance, en 2006. Avec le prochain départ en retraite des baby-boomers, on prévoit de fortes tensions dans le recrutement des cadres expérimentés.
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• En 2007, le secteur a accusé un déficit de 60 000 emplois. Les nouveaux diplômés - 45 000 en 2007 – ne permettent pas de pourvoir les 200 000 postes offerts. D’ici 10 ans, on annonce 181 000 créations nettes d’emploi, parmi lesquelles des cuisiniers (80 000), des employés (78 000) et des patrons d’hôtel (2 300).
La pénurie touche en grande partie les emplois non qualifiés auxquels on accède souvent par des emplois temporaires, « les extras » : femmes de chambre (hôtels), serveurs et cuisiniers (restauration), plongeurs (restauration collective). Un tiers de ces contrats – d’un jour, d’une semaine ou de quelques mois – se transforment en CDI.
Afin de revaloriser la profession, trois axes de développement sont proposés :
- La formation. L’accent est mis sur le bilinguisme, sur l’adéquation de la formation aux besoins de l’entreprise et sur l’incitation à la poursuite des études après l’apprentissage.
- La communication. Le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi lance en mai 2008 une campagne de promotion des métiers de l’hôtellerie et de la restauration.
- L’entrepreneuriat. Le gouvernement encourage les jeunes à entreprendre en les encadrant de professionnels (« Réseau business angels »).

• Le secteur du paysage a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 4,5 milliards d’euros en 2007. Les bons indicateurs de la profession (carnet de commandes de cinq mois et investissement réalisé pour les deux tiers des professionnels) laissent entrevoir des perspectives de recrutement intéressantes : 97 % des entrepreneurs envisageaient en 2007 soit de maintenir leur niveau d’emploi soit de recruter.
L’urbanisme n’étant pas une profession réglementée, les pratiques et formations des urbanistes sont très hétérogènes. Il est donc conseillé d’obtenir la qualification de l'Office professionnel de qualification des urbanistes, gage de sérieux et de professionnalisme.
L’environnement et, plus récemment, le développement durable, créent de nombreux emplois dans les entreprises, les fondations, les cabinets-conseils, les ONG... Pour les postes de niveau bac +4/5, les recruteurs préfèrent les filières classiques avec des options « environnement », « développement durable », voire complétées d’un DESS, aux formations trop spécialisées.

• « L’hôpital, c’est 200 000 postes à pourvoir d’ici cinq ans. » Lancée par le Ministère de la santé, cette vaste campagne nationale de promotion des métiers hospitaliers est claire : l’hôpital recrute ! 40 % des employés de la fonction hospitalière partiront en retraite d'ici 2015... Allier renouvellement des effectifs et croissance de la demande ne sera pas chose aisée. Le Ministère de la Santé veut ainsi attirer les jeunes vers les 150 métiers de l’hôpital à grand renfort de communication. Deux spots télévisés au ton décalé et un site Internet www.lhopitalabesoindevous.fr ont été spécialement créés.
Pour faciliter les recrutements, certains diplômes du secteur de la santé sont à présent accessibles grâce au système de « validation des acquis ». La promotion interne offre ainsi de réelles évolutions de carrière pour les jeunes. Autre initiative : le PACTE (parcours d’accès aux carrières territoriales, hospitalières et de l’État) qui permet aux jeunes de 16 à 25 ans de suivre une formation en alternance d’un ou deux ans en milieu hospitalier.
Enfin, l’intérim et les cabinets de recrutement ne sont pas en reste : certains groupes de travail temporaire ont fait de la santé leur spécialité. Vous pourrez ainsi acquérir de l’expérience en testant différents milieux professionnels.
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• D’un côté, on s’arrache des consultants métier, des chefs de projet, des spécialistes sécurité, java ou J2EE. Certaines entreprises signent même des ententes avec des écoles d’ingénieurs pour embaucher toute une promotion. D’un autre côté, on recense 45 000 informaticiens précaires et 30 000 informaticiens chômeurs alors que 15 000 postes restent non pourvus chaque année…
Cette situation est en partie imputable au décalage entre les compétences de certains candidats et celles recherchées par les entreprises : la Chartre d’adéquation signée par le Syntec et les Assedic a pour objectif d’y remédier.
La pénurie de certains profils va également inciter les employeurs à revoir leur position vis-à-vis des seniors (35/40 ans en informatique !) et devrait encourager le Syntec à poursuivre la promotion des métiers informatiques auprès des jeunes – déjà marquée par l’opération Nos quartiers ont des talents et par le lancement du nouveau site www.changeursdemonde.com.

• Les diplômés, de bac +2 à bac +5, ont la cote. Certes ils ne bénéficient pas de l’expérience des « anciens », mais ils ont bien souvent des formations très spécialisées et à fort contenu technologique dont les entreprises sont friandes. La jeune génération a là une carte à jouer !
Parallèlement, une connaissance de tous les acteurs de la chaîne logistique est impérative. Pas évident pour un jeune débutant ! Une formation en alternance a l’avantage de palier ce manque et de rassurer un éventuel employeur. Ces derniers font, par ailleurs, très attention à sélectionner des candidats dotés de bonnes capacités de communication, possédant une ou deux langues étrangères et… une grande résistance au stress !
Les entreprises de l’agroalimentaire et du commerce ainsi que les prestataires logistiques peinent à trouver des opérateurs : caristes, manutentionnaires et préparateurs de commandes. Des métiers exigeants, qui demandent une bonne condition physique, mais où la prise de responsabilités et la possibilité de monter en grade sont bien réelles.
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