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La parole aux CFAs

CESI


    cesi

Regard sur le contrat de professionnalisation
Spécialisé dans la formation des ingénieurs, des cadres, des techniciens et agents de maîtrise, le CESI (Centre des Etudes Supérieures Industrielles) a 24 établissements en France. Rencontre avec Jean-Marie Bastiani, Directeur du centre de Bordeaux.

Dans quels domaines proposez-vous des contrats de professionnalisation ?
Nous offrons des formations dans cinq domaines. L’informatique est très demandée : nous proposons des formations en administration, maintenance des supports et développement des réseaux. Nous avons aussi une filière ressources humaines, un pôle « qualité, sécurité, environnement » ainsi que deux autres formations dans des secteurs en pleine expansion : chefs de chantiers d’installations électriques et experts en immobilier.

A quel type de public sont destinées ces formations ?
Principalement à des jeunes autour de 25 ans, le niveau allant de bac à bac +5. Ils ont besoin de qualifications et de compétences pour s’insérer dans le marché du travail. Depuis la rentrée 2007, nous dispensons une formation continue d’ingénieur, accessible en alternance. Pour ce diplôme, le public est composé de docteurs qui sont dispensés d’enseignement scientifique.

Comment se passe la recherche des entreprises prêtes à accueillir des jeunes en contrat de professionnalisation ?
Tout d’abord, elles semblent friandes de l’alternance : nos effectifs augmentent de 15 % par an et nous parvenons toujours à trouver des entreprises. Evidemment, cela dépend des secteurs professionnels, mais dans 30 à 40 % des cas, les élèves trouvent eux-mêmes l’entreprise qui va les accueillir. Nous les accompagnons, les conseillons, mais c’est à eux de choisir leur entreprise.

 

CIEFA


    ciefa

Regard sur le contrat de professionnalisation
Le CIEFA est un organisme de formation en alternance du groupe IGS, spécialisé dans les métiers du tertiaire. Nicolas Bedos, Directeur du Développement au CIEFA de Lyon, accueille cette année 700 élèves en contrat de professionnalisation.

Quelles formations en contrat de professionnalisation proposez-vous ?
Bac Pro, BTS, titres certifiés… Nous proposons des formations allant de Bac à Bac +4 dans quatre grandes familles de métiers : Administration et gestion de l’entreprise, Commerce /Distribution/Marketing/Services, Comptabilité/Finance et Informatique.

Quel est le profil des étudiants ?
60 % de nos élèves sont en BTS, 25 % en Bac Pro et le reste en licence, maîtrise… Nous accueillons beaucoup de jeunes qui se destinent à un BTS en alternance l’année de leur Bac, ainsi nous les accompagnons dans leur recherche d’entreprise (coaching, atelier CV…).

Quelles formations sont les plus populaires auprès des jeunes ?
La communication a toujours été très tendance. Nous avons une forte demande pour le BTS Communication des Entreprises par exemple, ce qui nous permet d’être élitiste sur la sélection. Pourtant, sur le marché de l’emploi, ce n’est pas du tout un secteur privilégié.

Quels sont les secteurs qui recrutent le plus ?
Commerce et administration sont les deux secteurs phares. Les BTS Négociation et Relation Client ou Management des Unités Commerciales sont très recherchés par les entreprises, de même que toutes les fonctions d’assistanat. Et puis, de nouveaux besoins apparaissent, nous avons ainsi créé la formation « Gestionnaire de paye » pour les métiers comptables.

Ecole Grandjean de Strasbourg


    grandjean

Regard sur le contrat de professionnalisation
Alfred Susan, Directeur de l’Ecole Grandjean à Strasbourg, suit de très près l’évolution du contrat de professionnalisation, il nous livre ses impressions.

Quelle place occupe les contrats de professionnalisation dans votre école ?
A peu près la moitié de nos effectifs, soit 75 personnes. L’école existe depuis 1949 et s’est spécialisée sur le commerce international depuis trente ans. Nous accueillons des diplômés, de bac +1 à bac +4, et les préparons à des BTS de commerce international, mais aussi à des BTS de comptabilité, d’assistanat de direction et de tourisme. Ce dernier domaine est d’ailleurs en pleine expansion dans la région et nous réfléchissons à ouvrir un BTS hébergement, créé en 2006.

Quelle évolution observez-vous ?
La demande de contrats de professionnalisation, bien que toujours très forte, est en dents de scie. Je crois que cela est dû aux nombreux changements de législation qu’a subi ce contrat. A l’École Grandjean, il y environ trois demandes pour une place. Nous sommes très sélectifs à l’entrée…

Justement, quelles sont les qualités ou compétences qui font la différence ?
La motivation ! La sélection se fait sur dossier et sur test écrit suivi d’un entretien de motivation. A compétence égale, nous choisissons la personne qui manifeste le plus de volonté…

ISEE


    isee

Regard sur le contrat de professionnalisation
Sur les 400 étudiants que comptent l'ISEE (Institut Supérieur d'Enseignement au management d'Entreprises), 50% d'entre eux sont en contrats de professionnalisation. Rencontre avec Florence Coquet, responsable communication de cet établissement parisien.

Quelles formations proposez-vous ?
Nous en avons quatre. Un post bac en cinq ans en management d'entreprises ouvrant sur un Master d'Etat, accessible aux bacheliers, mais en alternance seulement à partir de la troisième année. Nous offrons aussi un MBA Affaires Internationales, un Bac+4 généraliste Business Unit Manager et un 3ème cycle avec des spécialisations en marketing, ressources humaines, management, communication et tourisme. Ces filières s'adressent à des personnes qui veulent acquérir une double compétence ou professionnaliser leur parcours.

Quelle place occupe les contrats de professionnalisation dans votre école ?
Nous en comptions 20% en 2006 et cette année ils représentent 50% des nos effectifs. Les candidats sont conscients du savoir-faire qu'ils peuvent acquérir par ce biais. Une véritable expérience professionnelle qu'ils pourront mettre en avant sur leurs CV ou lors de leurs entrevues.

Comment se passe la recherche d'entreprises au sein de l'ISEE ?
Nous avons un Service relations entreprises qui gère la collecte des offres et met en relation les étudiants avec les employeurs. Nous les accompagnons aussi grâce à différents ateliers de techniques de recherches d'entreprises, encadrés par des professionnels. Nous avons ainsi un centre d'appel au sein de l'école où les jeunes sont coachés avant et après leurs entrevues.

Lycée Notre Dame du Roc - La Roche sur Yon


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Regard sur le contrat de professionnalisation
A La Roche-sur-Yon, le lycée Notre Dame du Roc propose des formations en apprentissage et en alternance aux jeunes mais aussi aux adultes. Rencontre avec Jacques Augereau, le Directeur du CFA et du CFP (Centre de Formation Professionnelle) de cet établissement.

A qui s’adressent les contrats de professionnalisation?
A des jeunes qui ont le bac ou qui ont fait quelques années d’étude, mais qui n’ont pas pu percer sur le marché de l’emploi. Ils sont dans une situation de transition entre une première recherche d’emploi ou une première expérience professionnelle et le monde du travail.

Quelles formations proposez-vous ?
En grande partie des BTS qui forment des commerciaux et des personnes qui se destinent aux métiers de la banque. Nous insistons beaucoup sur ces derniers. Nous proposons une formation de chargé de clientèle « particuliers » et à la rentrée prochaine nous proposerons la même formation pour les relations clientèle « entreprises ».

Quels types de profils recherchent les entreprises de ces secteurs ?
D’abord, il y a un grand déficit de commerciaux dans beaucoup de secteurs d’activité. Ils sont très recherchés ! L’ancienne génération part peu à peu à la retraite et le besoin de relève se fait sentir. Ensuite, les entreprises recherchent de plus en plus des profils avec une double compétence ou bien des gens capables de s’adapter rapidement aux nouvelles technologies. Cette tendance, qui concerne aussi la banque, se perçoit depuis sept ou huit ans.

Pigier


    pigier

Regard sur le contrat de professionnalisation
5 000 stagiaires en alternance sont accueillis dans les établissements du groupe Pigier répartis à travers la France. Trois questions à Annes Desloges, directrice de l’école Pigier de Clermont-Ferrand :

Quelles formations en contrat de professionnalisation proposez-vous ?
Nos formations vont du Bac Pro au Bac +3 en passant par les BTS. Nous proposons des Bac Pro en comptabilité, secrétariat et commerce et des BTS MUC, NRC, assistant de gestion et professions immobilières. Quant au Bac +3, nous offrons un Diplôme de Comptabilité et de Gestion et des formations en ressources humaines et commerciales. 60 % de notre effectif, qui compte une centaine d’élèves, est en BTS.

Les formations les plus populaires auprès des étudiants séduisent-elles aussi les employeurs ?
Les formations phares sont sans conteste le BTS Management des Unités Commerciales et le BTS Négociation et Relation Client. Ce ne sont pas les formations les plus demandées par les élèves mais ce sont les plus recherchées par les entreprises. Nous répétons sans cesse aux élèves que nous ne faisons pas de BTS Communication et nous recevons malgré tout énormément de demandes. D’un autre côté, nous ne trouvons pas de candidats pour le DCG Comptable, par exemple.

Quel secteur recrute le plus?
Indéniablement, le commercial. C’est le grand secteur porteur de l’alternance. Notre conseiller, qui démarche les entreprises prêtes à accueillir un jeune en contrat pro, le confirme : dans 75 % des cas, les recruteurs cherchent un profil commercial. La double compétence du commercial possédant en plus des connaissances techniques est de plus en plus recherchée.

RISE


rise

Regard sur le contrat de professionnalisation
RISE, Réseau des Instituts Supérieurs de l’Entreprise, compte 22 écoles en France. Judicaël Simon est directeur de l’institut de Marseille. Sur les 200 élèves en alternance au sein de l’école, plus de la moitié est en BTS MUC.

Quelles sont vos différentes formations en contrat de professionnalisation ?
Nous préparons les élèves à quatre BTS qui sont le tronc commun à toutes les écoles RISE : BTS Management des Unités Commerciales, BTS Négociation Relation Client, BTS Assistant de Gestion PME/PMI et BTS Informatique de Gestion. Puis, chaque établissement peut dispenser une ou deux formations supplémentaires liées aux spécificités du marché local, nous avons choisi un BTS Professions Immobilières. Cependant, les débouchés sont de plus en plus faibles, nous avons diminué les effectifs de moitié en 7 ans.

Les formations les plus populaires auprès des jeunes sont-elles aussi celles qui recrutent le plus ?
Les BTS Communication sont très demandés par les étudiants mais je me refuse à les mettre en place. Ce ne serait pas leur rendre service car je sais qu’ils ne trouveront pas de postes. Il n’y a pas de place sur le marché pour les Bac +2 en communication. Près de 65 % de nos effectifs sont dans des fonctions commerciales.

RISE a créé un diplôme spécifique…
Effectivement, une quarantaine d’élèves est en NBA (Network Business Administration) qui est un titre école post BTS, donc un Bac +3 très professionnalisant. Trois voies sont possibles : le NBA option Marketing-Communication, option Management-Gestion des PME ou option Informatique.

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